Bandes Originales Recommandées

2 BO recommandées

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(n°1509)

Bandes Originales Recommandées

Rise (Original Soundtrack)  Natalie Holt

Rise – Ré Olunuga

Dans la famille Antetokoúnmpo, je demande les trois frères, récemment champions de NBA en 2021, une première dans l’histoire de la ligue ; c’est sur l’origine de ce trio que se focalise le documentaire Rise. On ressent bien la notion d’émulation, souvent suggérée dans les BO de programmes sportifs par une certaine rythmique rapide en toile de fond, ici ce sont cordes, percus ou piano qui se font pressants. En parallèle s’exprime un lyrisme engagé où l’orchestre symphonique se déploie avec l’arrivée des cuivres en renfort et bien que la fratrie ait brillé en Grèce et aux USA le compositeur n’en oublie pas leur racines nigérianes en distillant de-ci de-là quelques touches africanisantes via une instrumentation et des rythmes typiques. Le documentaire ne cachant pas les difficultés et les doutes qu’ont connus Giannis, Kostas et Thanasis c’est ainsi que la musique se veut parfois intimiste et mélancolique, où quelques notes de piano sont réhaussées d’harmonies contemplatives aux synthés donnant autant de relief à ces parties plus calmes qu’elles leur confèrent en modernité. C’est d’ailleurs tout le travail harmonique de Ré Olunuga qui est à savourer sur l’ensemble de sa partition avant que la bande-son ne soit conclue par 3 entrainantes chansons originales dans ce fameux style Afrobeat qui mondialise actuellement la nouvelle Scène nigériane. Bref, une BO à mettre dans le panier…

La Princesse – Nathalie Holt

Forcément elle sature… Une princesse caractérielle ne vit pas du tout un conte de fée, entre un mariage arrangé avec un sociopathe qu’elle rejette, son incarcération, et la menace que son ex-futur fait peser sur tout un royaume. L’histoire de plusieurs combats menés avec fougue. et çà se ressent sur la partition de l’aspirante reine de la Musique de Film, Nathalie Holt, auteure d’une bande-son très nerveuse parfois même rageuse. La première chose qui frappe ce sont ces sonorités de guitares, de synthés et de cuivres saturés et ce set de batterie rock pour une héroïne résolument moderne et anti-patriarcale. On est aussi agréablement surpris par la richesse de l’instrumentation, car en plus des instruments de l’orchestre symphonique on trouve des éléments plus exotiques qu’ils soient celtiques tels la vielle à roue, la cornemuse et une flûte irlandaise, ou orientaux comme le oud et le tabla, le tout soutenu par des percussions tribales donnant une épaisseur et une brutalité aux nombreux rythmes enlevés de la bande-son. Oui rares sont les temps morts dans ces 47 minutes de musique et ils ne sont guère relaxants entre mélodies ou leitmotifs sinistres et chants gutturaux glauques, avant que la reprise énergique de White Princess termine la BO d’un Rock symphonique qui se fond avec l’ensemble, un excellent choix de chanson puisque les lyrics du légendaire Billy Idol opposent mariage forcé et autodétermination.

Didier Bianay (Mr Reyd)

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