Musiques De Films Légendaires

La musique de « La Fièvre du Samedi Soir » (1/2)

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(n°1441)

Musiques De Films Légendaires

Les producteurs de Bohemian Rhapsody préparent un film sur les Bee Gees | Le Sac de chips
Maurice Gibb (à gauche), Robin Gibb (au milieu) et Barry Gibb

Les Bee Gees ont eu beau regretter d’avoir composé cette chanson qui les a catalogué comme artistes Disco, ils n’ont jamais pu nier qu’elle a porté leur notoriété à une toute autre dimension. Un chef d’oeuvre.

Il aura fallu beaucoup pousser pour accoucher de cette légende… Tout d’abord, les 3 frères reçurent une commande pour les besoins d’un obscur projet traitant de la discomanie à New-York, un film qui n’avait pas de titre, pas d’image à proposer, mais l’idée d’un contexte socioculturel. Car le disco c’est tout de même du sérieux dans les 70’s, un mouvement pour contrer la domination du Rock ou la stigmatisation de la musique Dance, un exutoire pour les communautés italiennes, afro-américaines, latinos et psychédéliques des quartiers très modestes de New-York et Philadelphie ; d’ailleurs les paroles du titre évoquent clairement la notion de survie comme le rappelait le regretté Robin Gibb : « Des gens appelant à l’aide. Des chants désespérés (…) L’instant où tu captes çà sur un enregistrement, c’est de l’or (…) Tout le monde lutte contre la terre entière, contre toutes ces conneries qui veulent te tirer vers le bas. Et c’est vraiment une victoire de juste survivre ». L’autre galère, et non des moindres, est arrivée lorsque le batteur Dennis Bryon a dû laisser le groupe momentanément pour graves problèmes familiaux et qu’il fut impossible de trouver un homologue suffisamment qualifié dans la région d’Hérouville où fut enregistrer le titre. Alors il fallut rafistoler en prenant une loop de Night Fever, rythme qui lie les 2 morceaux et qui s’avérera si emblématique qu’il est encore recommandé aux étudiants en médecine de le mémoriser afin de pratiquer un massage cardiaque dans le bon tempo… Et que dire de ce choix aberrant de ne pas sortir le single, avant de céder à l’insistance des fans qui ont flashé sur l’intro de Saturday Night Fever (vidéo ci-dessous), une entrée en matière parfaite pour illustrer l’utilisation implicite d’une musique sur une scène, car si le personnage principal semble promis à une journée barbante au boulot, le groove entraînant de Stayin’ Alive tout autant que sa démarche cadencée laisse sous-entendre qu’il a (déjà) le coeur à la fête…

La suite donnera gain de cause aux fans de la première heure, puisque Stayin’ Alive deviendra un tube planétaire, atteindra la place de numéro 1 des charts aux USA, en Australie, Canada, Italie, Mexique, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande ou encore Afrique du Sud, s’écoulant à des millions d’exemplaire. Mais le succès des Bee Gees avec Saturday Night Fever ne s’arrêta pas là puisque Stayin’ Alive était à peine descendu de son piédestal en février 78 qu’un autre variant de la BO contaminait déjà les masses, un certain Night Fever, l’objet du 2ème volet de cet article.

Didier Bianay (Mr Reyd)

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